Vélib en panne à La Chapelle

Publié le par Hervé

Depuis quelques jours les stations vélib sont fermées autour du marché couvert La Chapelle (rue Riqet, Angle Pajol/Riquet...). Cela fait suite à des vandalismes sur le système vélib et ses vélos.

En 2012, 9000 vélos sur les 20 000 existants ont été l'objet de vandalismes; soit près d'un vélo sur deux.

Ce phénomène est localisé dans le Nord Est de Paris entraînant la fermeture au nord de Paris de 35 stations vélib.

"Le coût de réparation des Vélib' et des stations concernées est très élevé", avait indiqué Julien Bargeton, adjoint chargé des transports à la Ville de Paris, dans une note publiée en juillet sur le site de la Mairie.

Il faut compter plus de 650 euros pour un vélo neuf et "la Ville de Paris (...) verse une indemnisation à l'entreprise de 450 euros par vélo volé ou détruit", avait-il écrit sur son blog.

Mais il s’agit aussi de procéder à la fermeture complète de stations pour réparer les vélos. Près de 35 stations, réparties essentiellement dans les XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements.

Les villes avoisinantes de Pantin ou encore Aubervilliers ne sont pas en reste. Des actes qui agacent les utilisateurs, "premières victimes" de cette délinquance.

 

Comment expliquer cette forme de délinquance ? "Une forme d'amusement", juge François Dagnaud, maire PS du XIXe arrondissement.

"Certains seraient tentés par des explications un peu faciles du type "Ce sont des pauvres gamins, Vélib' c’est pour les bobos". Ça n’est pas vrai', insiste-t-il, soulignant que dans le XIXe arrondissement, "un quartier populaire", "beaucoup de gens utilisent ce dispositif".

Des mineurs dans la plupart des cas, âgés entre 14 ans et 16 ans sont les auteurs de ces infractions. Avec des profils variés. En général, il s'agit de jeunes issus de quartiers difficiles et "désoeuvrés", selon le syndicat de police Alliance.

Mais "une minorité sont des gens de très bonne famille, et qui, sortant de soirée un peu éméchés, font un peu n'importe quoi.

velib.png

En parallèle, une mesure de "réparation pénale", fruit d'une convention entre le parquet de Paris, la protection judiciaire de la jeunesse, la ville de Paris et JCDecaux, a vu le jour au mois de janvier 2013.

Accueillis dans des ateliers de réparation JCDecaux en période de vacances scolaires, les mineurs pris sur le fait sont chargés, pendant 48 heures, de réparer des vélos dégradés.

"Les premiers accueils ont été fait au mois de février, et environ 40 jeunes y ont fait un passage", explique Anthonin Darbon. "Bon nombre ressortent en nous disant "J'ai compris, finalement c'est un travail intéressant et peut-être que plus tard je viendrais travailler chez vous".

Malgré la multiplication des vols et dégradations, JCDecaux reste optimiste sur la longévité du dispositif.

IMGP1976

"Ça casse beaucoup, c'est une préoccupation mais on fait le job et ça continue à bien fonctionner et de mieux en mieux", conclue M. Darbon, rappelant que "le mois de juillet 2013 a été le mois le plus élevé en terme de location" de Vélib', avec près de 4 millions de vélos utilisés, un record depuis le lancement du dispositif en 2007.

Publié dans A LA UNE DU BLOG

Commenter cet article