Albert SIMONIN : le passé trouble d'un enfant de La Chapelle

Publié le par Hervé

Le conseil de quartier La Chapelle avait voté un voeu pour qu'une nouvelle du quartier porte le nom d'Albert SIMONIN.


simoninTiti parisien né en 1905 dans le quartier La Chapelle, spécialiste de l'argot, Albert SIMONIN décédé en 1980 avait toutes les qualités pour qu'une rue de La Chapelle porte son nom..

Mais c'était sans compter un passé collaborationniste durant la seconde guerrre mondiale. Une page méconnue des élus de l'arrondissement qui ont voté dans un premier temps à l'unanimité ce voeu.


Avec cette nouvelle information sur le passé de SIMONIN, il y a grande chance que ce voeu soit annulé et qu'aucune rue du quartier La Chapelle lui soit attribué.


Albert SIMONIN, célébre romancier policier sur la pègre de l'après-guerre avec son roman "Touchez pas au Grisbi" adapté au cinéma, avec Jean GABIN, est surtout accusé d'avoir collaboré avec un antisémiste notoire, Henry Coston, avec qui il a écrit "le bourrage de crâne".

 

Son activité collaborationniste lui vaudra d'ailleurs une condamnation à cinq ans de prison à la Libération.

 

Ce qui ne l'empêche pas ensuite de faire une belle carrière, inspirant des oeuvres mythiques comme les "Tontons flingueurs" ou "Le cave se rebiffe".

C'est aussi un témoin formidable en tant qu'enfant du quartier La Chapelle avec son roman "Confessions d'un enfant de La Chapelle".

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