Quel avenir pour le marché couvert La Chapelle?

Publié le par Hervé Léger

Sur les treize marchés couverts que comptent la capitale, le marché couvert La Chapelle et sa très belle halle a du mal à exister dans un contexte général difficile pour le commerce de proximité. Les commerçants de cette halle, héritages d'une époque florissante, ont du mal à survivre aujourd'hui.

Pourtant la situation est différente d'un secteur à un autre. Du côté rive gauche la situation est inverse. A Passy, Saint-Germain , les marchés ne désemplissent pas.

En revanche, dans le XIXème, deux marchés risquent de disparaître à brève échéance. Le marché Riquet (situé juste après le pont donnant accès au futur jardin EOLE), moribond pendant des années, est au coeur d'une polémique entre les élus et les commerçants casher de confession juive. En effet, la situation commerciale a été redressée mais les commerçants refusent pour des questions religieuses, d'ouvrir le samedi.

Au marché de la rue de l'Olive, le marché La Chapelle éprouve des difficultés et à du mal à fonctionner car il est occupé à moins de 60% alors que la moyenne sur les 13 marchés couverts est de 82%.

Certes des travaux sont prévus pour refaire dans sa totalité la halle et lui redonner une nouvelle jeunesse. Mais de nombreux commerçants sont en proie au doute car la durée des travaux est jugée trop longue. Il est question de commencer ces travaux de réaménagements, d'embellissement et de mise aux normes pour cet été.  Le déplacement sur la place Torcy de l'ensemble de ces commerçants en juillet 2007 n'est pas du goût de tous. La fin des travaux serait programmé pour janvier 2009 et obligerait les commerçants à ne pas exercer pendant les deux réveillons de fin d'année ( 2007 et 2008) : soit une perte de chiffre d'affaire selon eux car les conditions de travail et d'accueil sur la place Torcy ne seront pas optimales comme sous la halle.

Les commerçants du marché couvert La Chapelle souhaitent repousser la date des travaux pour janvier 2008 afin de ne perdre q'un seul Noel et qu'un seul Nouvel An.

Enfin de nombreux commerçants sont proches de la retraite et rien ne permet pour l'heure de savoir si les activités de boucherie ou de vente de volailles par exemple seront remis après les travaux.

Ces travaux sont cependant nécessaires pour redonner un coup de jeune à cette halle et l'ouvrir vers l'extérieur. Mais il est important de prendre en compte les souhaits de chacun afin de retrouver un poissonnier, un boucher ou encore un fromager.

Un travail de proximité doit-être entamé avec les élus, les commerçants et la société qui gère ce marché. Reste à renouveller les commerces à l'intérieur du marché en aidant les nouveaux arrivants. Enfin, les prix pratiqués sont souvent décriés par beaucoup comme trop chers. Un travail sur la qualité est à faire pour essayer de capter une nouvelle clientèle plus exigeante.

Hervé Léger vendredi 23 janvier 2007

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