Quel devenir pour le "Bois Dormoy " de la cité de La Chapelle

Publié le par Hervé Léger

Une pétition (jointe) circule dans le quartier concernant  un espace en friche depuis 16 ans (plus grand que les squares du métro place de La Chapelle) dans le quartier La Chapelle Marx Dormoy pour demander à la Mairie de le transformer en espace vert. C'est à deux pas du métro aérien, de la rue Marx Dormoy et face à la rue du Département : il s'agit de la cité de La Chapelle.

Or, il est nécessaire de faire un rectificatif sur ce sujet étant donné qu'un projet, même s'il a du mal à voir le jour, existe.

En effet, il s'agit de créer un établissement d'accueil pour les personnes agées dépendantes, ainsi qu'une crèche.

De ce fait, la pétition ne prend pas en compte  toutes les données du problème en balayant d'un seul trait un projet en cours. Certes ce projet a du mal à voir le jour et on peut se poser des questions sur le devenir de cette friche.

Le conseil de quartier La Chapelle lors de sa réunion de rentrée le 26 septembre 2006 fera un point sur ce dossier afin d'éclaicir ce sujet et dissiper tout malentendu.

Pétition : Sauvons « Le Bois Dormoy ».

Objet: Protection d’une parcelle arborée et création d’un espace vert Cité de la Chapelle -  18ème arrondissement.

Pourquoi nous opposons-nous à la disparition de cet espace vert ?

Ce terrain, enclave de sérénité et poumon vert pris entre les voies de chemin de fer de la gare du nord et de la gare de l’Est. apporte à ses riverains un véritable havre de paix. La rue Marx Dormoy est une rue excessivement polluée et passagère puisqu'elle est le seul axe qui mène à la Porte de la Chapelle. Le 18ème est l’un des arrondissements les plus peuplés de Paris et manque encore cruellement d'espaces verts de proximité.

 

 

 

 

Le terrain d’environ 3 500 m², en friche depuis 1990, a vu naître plusieurs projets immobiliers peu soucieux des riverains, mais qui n'ont pas été menés à terme. Aujourd'hui il abrite de nombreuses espèces végétales (peupliers, saules, acacias, buldeyas, magnolias, orangers du Mexique...) et de nombreux oiseaux viennent y nicher (mésanges, martinets, merles ) Les buldeyas en fleurs attirent de nombreux papillons, que l’on sait aujourd’hui menacésC'est pourquoi nous demandons à nos élus de prendre en considération le bien-être de leurs concitoyens. Le Plan Local d'Urbanisme qui vient d'être adopté se doit de revenir sur ce terrain oublié.

Nos propositions :

Pourquoi ne pas transformer cette petite forêt en jardin botanique pédagogique pour les écoles du quartier. avec peut-être la création d'un sentier découverte à travers la végétation ? Aujourd'hui on emmène les enfants du 18ème jusqu’à Vincennes au jardin Du Breuil pour apprendre le nom des plantes ou comment poussent les carottes... On les emmène  par les bus Paris-Nature au parc Monceau (17ème) ou au Jardin Jean XXIII prés de Notre-Dame C’est pourquoi nous  souhaitons voir notre quartier exploiter son potentiel végétal, à l’exemple de ce qui a été fait pour les jardins Saint-Vincent.

Pourquoi ne pas faire de ce terrain un jardin partagé ? on sait en outre que les jardins associatifs d’Ecobox qui existent actuellement au 33 rue Pajol. disparaîtront prochainement, ce terrain représente un jardin alternatif idéal  La création d’un square pour les enfants pour les enfants serait aussi envisageable pour désengorger ceux du métro La Chapelle

De plus le quartier La Chapelle / Marx Dormoy est dans Paris l'un de ceux où la diversité culturelle est la plus grande. Il se produit au niveau humain ce “ brassage planétaire” que le paysagiste Gilles CLEMENT (qui vient de créer les jardins du musée du quai Branly) reconnait  dans les espaces en friche. Pourquoi ne pas reprendre son idée de “friche apprivoisée”? Nous qui inventons chaque jour de nouveaux métissages culturels sachons garder pour les habitants du quartier la fraîcheur et l’inspiration de cette “invention perpétuelle de la friche”

A l’heure où de plus en plus d’initiatives  en matière d’écologie sociale voient le jour à Paris, - jardins solidaires, jardins dits « naturels » (rue de la Réunion dans le 20ème) concours des balcons les plus fleuris organisé par M. Bertrand  Delanoë, jardinières participatives dans 6 écoles du 18ème, parution du magazine “jardins et nature à Paris”, concerts dans les jardins du 18ème......

il faut donc que la mairie exerce son droit de préemption et se porte acquéreur de cet espace vert pour le protéger et qu’il ne reste pas l'oublié du Plan Local d’Urbanisme"

Hervé Léger jeudi 21 septembre 2006

Publié dans A LA UNE DU BLOG

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